| Trou de la sécurité sociale |
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| Écrit par Armand Wildanger |
| Mercredi, 07 Octobre 2009 15:28 |
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Le Bureau Exécutif du NGL-SNEP s’est réuni hier soir pour prendre position face à la quadripartite de ce jour destinée à trouver des solutions pour boucher le trou de la Sécurité sociale, plus précisément couvrir les dettes de la CNS. Nous lançons un appel à la responsabilité sociale de tous les acteurs. Dans la situation économique actuelle, il ne s’agira pas de trouver des solutions rapides, de facilité, mais des solutions socialement équitables. Afin de rester crédible, aux yeux des assujettis à la Sécurité sociale, les discussions doivent être menées sans tabous. Nous sommes choqués par les prises de positions hâtives du LCGB qui décrète ab initio, avant même le début des discussions, une augmentation des cotisations. Nous estimons que cela serait marquer un but contre le camp salarié, qu’un syndicat est censé défendre. En effet, une augmentation des cotisations pèserait doublement sur les salariés. D’un côté, l’augmentation diminue directement leur salaire net, et de l’autre, les employeurs, également touchés par une augmentation des cotisations, utiliseront celle-ci comme bouclier pour réduire davantage les acquis sociaux, notamment lors des négociations tarifaires. La hausse du plafond cotisable semble a priori socialement équitable, mais a pour corollaire que les « gros salaires » seront non seulement pris en compte pour faire payer plus de cotisations sociales à ces derniers, mais que les retraites des « mieux lotis » augmenteront également. Cela signifierait greffer les Caisses de pension pour secourir les Caisses de santé. Il faut savoir que les revenus supérieurs à 5x le salaire social minimum, soit quelque 8500€, sont exempts de cotisations sociales (maladie et pension) ce qui a pour effet que les montants dépassant cette limite ne sont pas pris en compte pour le calcul de la retraite. Il reste, techniquement, la réduction du taux de prise en charge de la CNS et la réduction du coût de notre système de santé. La réduction du taux de remboursement est une mesure antisociale et punit les citoyens les plus malades. C’est une mesure diamétralement opposée au principe de solidarité, d’où notre rejet le plus ferme de cette mesure. La quadripartite se doit, dans un souci d’honnêteté, de discuter de la réduction du coût des prestations. Et là on touchera un vrai tabou : les honoraires des médecins. |
| Mise à jour le Samedi, 17 Octobre 2009 12:11 |




