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ARCELORMITTAL : FERMETURE DES SITES DE SCHIFFLANGE ET RODANGE
Le Bureau exécutif du ngl-snep s’est réuni hier et se dit particulièrement choqué par le timing et la façon d’annoncer la fermeture des sites en question.
En effet, si le contenu de l’annonce ne surprend pas vraiment les insiders et certains travailleurs, qui depuis deux ans ont l’impression que leur direction n’a pas la volonté d’investir dans ces sites et pour qui l’annonce de la fermeture n’est qu’une conséquence logique, la forme peut choquer.
Celui qui aura écouté les discours du Premier Ministre et celui de Lakshmi MITTAL lors des festivités du centenaire ont compris qu’il s’agissait d’un adieu pour le Premier, et d’une décision motivée par le seul intérêt des actionnaires pour le second.
Encore pour la forme : les syndicats OGBL et LCGB ont bien montré qu’ils sont de connivence avec les décisions prises, puis qu’ils ont bien attendu la fin des festivités du 15 septembre pour envoyer leur courrier de protestation à Poupart-Lafarge seulement le 16 septembre.
La décision montre que la politique luxembourgeoise est incapable d’aider le Luxembourg. Le Ministre de l’Economie Jeannot KRECKE s’est dit surpris par la décision alors qu’il fait partie du Comité de Direction d’ARCELORMITTAL. Fait partie par ailleurs de ce Comité de Direction SAR le Prince Guillaume, comme nous le constatons, plus pour des raisons d’image qu’autre chose.
Outre ces deux personnages, Michel WURTH fait par ailleurs partie du « Group management board ».
Ces personnages luxembourgeois connus n’ont pas eu de mal à participer aux festivités du centenaire de l’entreprise tout en étant au courant de l’annonce de la fermeture des deux sites, fermetures appliquée par la politique des petits pas, en tactique salami.
Nous appelons les responsables politiques à dire la vérité, toute la vérité et rien que la vérité aux travailleurs, et ne pas repousser l’annonce des suites de cette affaire après les élections communales d’octobre.
Tous ceux qui ont brillé par leur présence lors des festivités du centenaire tout en étant au courant ont berné les travailleurs.
C’est sans tarder qu’il faut dire ce qui se passera avec les quelque 600 travailleurs dont la très grande majorité sont des frontaliers, ce qui devrait arranger les affaires du gouvernement.
C’est sans tarder aussi qu’il faudra informer le public des conséquences sur les sociétés dépendantes de ces sites, comme notamment CFL-CARGO.
A défaut, la responsabilité incombe au gouvernement, impuissant, et il faut qu’il y ait des conséquences. Il ne faut pas que ce soient les seuls travailleurs qui devront payer la note !
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