| Brink's: Communiqué de presse du 28 janvier 2010 |
|
|
|
| Écrit par Armand Wildanger |
| Vendredi, 29 Janvier 2010 09:53 |
|
Leurs motifs se lisent comme une description détaillée et exacte de ce qui se passe depuis plusieurs mois au Luxembourg. Lorsque nous savons que l’ancien Directeur de Brinks Luxembourg est aujourd’hui le Directeur de Brink’s Europe, l’analogie avec les agents belges devient plus qu’évidente. Il faut savoir que depuis des mois, Brink’s Luxembourg licencie à raison de 5 personnes par mois, afin d’éviter le plan social. (plus de 7 personnes en 30 jours et plus de 15 en 90 jours) Parmi ces personnes se trouvent également des délégués.
Le dialogue social est au point mort après que la Direction, venue de Villeroy et Boch, impose aux agents des congés en hiver qui ont été demandés pour la période d’été. Les reports de congé sont systématiquement refusés sous prétexte officieux que les salariés ont dépassé le « quota » de 80 heures de maladie. Aucune réponse n’est donnée aux demandes de congé rendant la planification de la vie priée impossible aux agents. Par ailleurs, la Brinks continue à appliquer une période de référence de 6 mois basée sur la convention collective alors qu’elle affirme elle-même que celle-ci n’est plus en vigueur ! Dans ce contexte de dégradation flagrante des conditions de travail, il y a lieu de craindre une grève, ne serait-ce que par ricochet de ce qui se passe ces jours-ci en Belgique. Les délégués permanents ont appelé l’Inspection du travail à la rescousse pour une réunion de la « dernière chance ». Cette ultime tentative d’arraisonner la Brinks et de la remettre sur le chemin de la loi a eu lieu hier, mercredi, 27 janvier 2010, sans résultats tangibles. Devant cette dégradation volontaire des relations sociales civilisées et devant le refus de l’Inspection du Travail de prendre le conflit collectif latent au sérieux, le ngl-snep va saisir justice pénale du dossier et mettra en route une procédure de conciliation en vu d’entamer la procédure d’une grève légale. Cependant, la procédure de licenciement entamée par la Brinks à l’encontre d’un délégué convoyeur pourrait irréparablement précipiter les choses et mettre le feu aux poudres. |
| Mise à jour le Mercredi, 05 Janvier 2011 12:42 |



La nouvelle de ce jour que les collègues de Brink’s Belgique sont en grève est choquante. Non par le fait même qu’il y a grève, mais au vu des motivations avancées par les agents de Brinks Belgique.

Commentaires
Cela fait le deuxième délégué en 3 mois que la Brink's cherche à liquider.
La première s'est fait mettre à pied pour avoir quitté son poste à LUXAIRPORT…pour se rendre aux toilettes. Elle est sans salaire depuis 3 mois.
Les personnes affectées à ce poste n'ont pas le droit d'utiliser leur GSM privé sous peine de faute grave;
elles n'ont pas de moyen de communication autre, Luxairport leur disant qu'ils n'ont pas assez de "portables" (talkies) pour leur propre personnel;
elles n'ont pas de possibilité de quitter leur poste;
Tant pis pour elles s'il y a des besoins physiologiques élémentaires et humains.
Cela est inhumain et inacceptable dans le pays le plus riche du monde.
Encore faudra-t-il reconsidérer la définition du terme "riche".
De telles méthodes sont voisines de la barbarie. Citer
Flux RSS pour les commentaires de ce poste.