| Assurance maladie: vous ne payerez pas plus cher, pas encore! |
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| Écrit par Armand Wildanger |
| Dimanche, 15 Novembre 2009 11:27 |
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Les décisions du comité directeur de la Caisse nationale de Santé en assemblée plénière sont sans surprise. La réunion quadripartite (autre nom, mêmes acteurs: organisations patronales, syndicales, Caisse nationale de Santé et Gouvernement) du 7 octobre 2009 avait laissé entrevoir que la réunion "décisionnelle" du 12 novembre suivrait le chemin de celle d'octobre. Au lieu de chercher une solution à l'endettement de la CNS, c'est une fois de plus la politique qui l'a emporté. Aucune solution n'a été trouvée, la mauvaise nouvelle a été reportée et le budget annuel a été équilibré en attaquant les réserves. Certes, on pourra argumenter que les réserves sont faites pour ponter les mauvaises années, mais le système de notre Sécurité sociale n'est pas fait pour revenir tout seul aux bonnes années, dixit: des années à recettes excédentaires par rapport aux dépenses (vieillissement de la population, augmentation du chômage et diminution corollaire des cotisations sociales, augmentation du nombre des médecins et des tarifs de ces derniers, pour ne citer que ces quelques exemples représentatifs). Il est inévitable de réformer la Sécurité sociale de façon à ce que le système reste équitable et que les changements ne soient pas dramatiques par rapport à ce que nous connaissons. Le système doit également rester viable pour les générations futures. Il est donc indispensable de concilier les exigences des assurés et des prestataires. Pourquoi alors repousser le problème, car problème il y a. Nous avons évoqué les possibles modifications dans notre article du 7 octobre dernier à la lecture desquelles vous constaterez que les changements ne se feront pas sans toucher au vif des concernés. La politique a-t-elle hésité pour attaquer les réformes en cette période de crise de peur que les travailleurs fassent le lien entre l'aide financière exceptionnellement rapide et fournie aux banques et la charge supplémentaire de leur budget? Le Gouvernement a-t-il simplement eu peur de se faire reprocher de na pas avoir joué cartes sur table avant les élections législatives de juin 2009? Le ngl-snep ose espérer, au nom de la cohésion sociale du pays, que ces prolongations serviront à préparer un dossier équitable, responsabilisant tous les acteurs de la Sécurité sociale, et qu'il ne s'agira pas de reculer pour mieux sauter, aux frais exclusifs des travailleurs. |
| Mise à jour le Dimanche, 15 Novembre 2009 17:17 |




